Et si l’on essayait un peu de nuance et de « en même temps »pour sortir de nos biais militants et cognitifs.
Tout d’abord, les propos de Gérard Depardieu sur les petites filles, grossiers, vulgaires, provocateurs voire même « ignobles » qui ne desservent que lui. Comme le dit le proverbe bouddhiste « pour le saint il n’y a pas de bandit, pour le bandit il n’y a pas de saint ».
Le pensait-il vraiment ? Rien de factuel ne permet de dire le contraire.
Sur les nombreux témoignages, plaintes et accusations de comportements outrageants, de viols et d’agressions machistes, leur nombre constitue un faisceau d’indices laissant présumer de leur réalité, et c’est pourquoi c’est à la justice et à la justice seulement de trancher pour respecter les principes de la DDHC de 1789 et de la DUDH de 1948, dont la présomption d’innocence. Il s’agit de la Justice de Thémis et non de la vengeance de Némésis et des Erynies. Le lynchage et la chasse à l’homme ne font pas partie de nos valeurs.
Comme acteur, ne peut-on pas s’accorder sur le fait qu’il a su parfaitement incarner de nombreux et très différents personnages avec talent et profondeur ?.
Pour le retrait de sa Légion d’Honneur, qui reste un ordre chevaleresque, c’est au Grand Maître de l’Ordre, et à lui seul de décider, personne d’autre n’a à en connaître.
Cependant rien n’empêche de s’interroger sur la multiplicité des facettes de la personnalité humaine et des actes qui peuvent faire que nous soyons reconnus comme « sans honneur et sans foi, félons et digne du mépris de toutes nos Sœurs et de tous nos Frères. »
Pour moi, dont le Rabbin s’appelle Jésus, je ne jetterai jamais la première pierre, car je vois la lettre א (aleph) que dessine Ieshoua sur le sol pour écrire le mot אמת (vérité).
#GerardDepardieu
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